Communiqué 1er mai 2016

La direction de l'établissement, le service du Ministère, et le plan de réaménagement : nous ne commenterons pas plus ce qui n'a laissé que si peu de place à ce qui nous anime, l'art et la vie, bien dit, mal dit, pas assez dit peu importe, ni ne ferons la chronologie de cette fermeture programmée.

Il faut réaffirmer cette forme de l'art et de la vie, et la continuité d'un projet épris de liberté sous d'autres formes à venir.

Nous sommes à présent dispersé-e-s.

Rien pour autant ne saura nous enlever la richesse d'une expérimentation où la politique et la sensibilité n'étaient pas dissociées. Une expérimentation collective respectueuse des subjectivités individuelles, et de l'hétérogénéité des temps, de la constructibilité de l'espace, et une internationalité à l'échelle de nos rencontres. Tout cela qui n'existe actuellement pas dans les espaces de l'art ou d'expérimentation politique, ou si peu, qu'ils soient institutionnels ou pas.

De cette expérimentation nous aimerions transmettre l'essentiel, au travers de récits qui ne sauraient pas en faire la synthèse, et au travers de la façon dont nous nous rapportons à l'art : la possibilité d'une conflictualité constructive, l'oubli des normes.

Mais nous ferons ceci une autre fois.

Pour le jour d'aujourd'hui, c'est une séparation, où le site résonne d'une présence-absence qui accueille un peu de tristesse.

Que mille collectivités libres de l'art fleurissent !

Images réalisées le jour même.